Section PCF de Denain

Blog de la section du PCF de Denain.

03 novembre 2009

invitation au débat

Conférence débat avec

Patrick LE HYARIC

Député européen

Directeur du Journal l’HUMANITE,

Sur le thème

Paix, conflits sociaux, démocratie, solidarité,

Les combats de Jean Jaurès sont ils toujours d’actualité au 21ème siècle ?

Vendredi 13 novembre 2009

18H30
salle ARAGON

DENAIN

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03 octobre 2009

Votation citoyenne

spa_italia_2009_009spa_italia_2009_007Les Communistes de Denain se réjouissent du succès rencontré ainsi que les nombreuses marques de sympathie reçues ce samedi 3 octobre.
Le combat pour le maintien et le développement des services publics demeure une priorité pour les Communistes , tant à Denain qu'ailleurs dans le Pays.
Maintenant, Le gouvernement doit entendre l'expression populaire et retirer son projet de Privatisation que ne dit pas son nom.

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30 septembre 2009

17 octobre 2009....MANIF..MANIF...MANIF...

17 octobre : Toutes et Tous à la Manif !

NON, nous ne paierons pas leur crise !

NON, nous ne paierons pas leur crise !

Appel pour le 17 octobre

LE NORD PAS DE CALAIS DEBOUT !

Avec 5,11 millions de chômeurs en plus en Europe en une année et un taux de chômage de 19,7 % chez les jeunes de moins de 25 ans, bonjour l’Europe protectrice !!! C’est ça, la sortie de crise ?

Dans le Nord Pas de Calais, l’emploi est menacé dans de nombreuses entreprises comme SEA France, BOSAL, BRUNET, NOYON, PPG, SODOMECA MICHELIN, PPG, VISTEON, Renault Douai, ARC International….

Au lieu de développer les services publics, le Gouvernement supprime des postes dans les écoles, privatise la Poste, augmente le forfait hospitalier et fait dormir ses étudiants dans des containers ! Les femmes et les jeunes sont les publics les plus touchées.

Avec le taux de chômage le plus élevé des 22 régions françaises, la population du Nord Pas de Calais a déjà beaucoup – trop ?- donné. Maintenant, il est temps de relever la tête, de faire respecter notre dignité !

Pour défendre notre région, les emplois et le pouvoir d’achat, pour l’avenir de nos enfants, tous ensemble, au-delà de nos différences, retrouvons nous le samedi 17 octobre à 15H à LILLE – Place de la République

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29 septembre 2009

sauvons la poste

Sauvons la poste

arton3905_ed1baPartout en france, les Communistes feront en sorte de contribuer au succès de cette action en Faveur de la poste.

                             "votation citoyenne"

A Denain comme ailleurs, les militants du PCF de la section locale vous donnent rendez-vous dés 9h00 samedi 3 octobre devant la poste de Denain.
Dans le valenciennois, c'est plus de 50 bureaux de vote qui seront organisés..on va nous voir et nous entendre...

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26 juin 2009

Remaniement??

Peut-on réellement parler d'un véritable remaniement du gouvernement ?
Hormis la volonté affiché du Pouvoir de nommer une personnalité , en l'occurrence Frédéric Mitterrand, plus pour son nom que pour ses compétences politiques.

En effet, ce fut surtout l'occasion de jouer aux chaises musicales, mais aussi, pour le Président de la République d'enter dans l'histoire en s'exprimant devant le congrès.

Sur le fond, rien ne change, ou, au contraire , nous pensons que tout va s'aggraver, s'accélérer encore.

Le Président veut maintenir le rythme de ses réformes, notamment celle d'allonger l'âge du départ à la retraite, de supprimer  des milliers de postes dans la fonction Publique.

L'heure est plus que jamais à la mobilisation, au renforcement du Parti Communiste.

Nous allons, dans les prochaines semaines, multiplier  les rencontres comme nous avons commencé a le faire depuis quelques mois déjà.
Ne comptez pas sur Les COMMUNISTES pour baisser les Bras, bien au contraire.
Les élections Européennes ont été l'occasion pour de Nombreux Denaisiennes et Denaisiens de nous rencontrer, d'échanger , de discuter de Politique, qu'elle soit Européenne, Nationale ou Locale.
A toutes celles et ceux que nous avons rencontré,  nous voulons, dés aujourd'hui leur donner rendez-vous.

Seule Force Politique crédible a Gauche , efficace, au service de toutes et tous, pour un véritable projet alternatif .

Rejoignez nous !!!
Ensemble, nous pouvons peser efficacement!!!.
Ensemble, unis et rassemblés une force qui compte et qui comptera pour l'avenir.

Les Communistes du Denaisis.

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08 juin 2009

Il retourne au Parlement Européen

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04 juin 2009

appel aux abstentionnistes

ELECTION EUROPENNE DU 7 JUIN 2009

Appel à ceux qui pensent s’abstenir,

lancé par Jacky HENIN

liste du FRONT DE GAUCHE

ce jeudi 04 juin 2009 – meeting de CAEN – Seine Maritime

L’élection européenne de dimanche est cruciale pour l’avenir en France et en Europe. Face à une crise historique du capitalisme mondialisé qui bouleverse toute la planète et la vie de ceux qui n’ont que leur travail pour vivre, ce qui se joue ce sont les moyens de combattre efficacement les licenciements et tous les dégâts sociaux et écologiques de cette crise dont nous ne sommes en rien responsables.

C’est le devenir de la vie quotidienne de chacune et de chacun d’entre nous qui est en cause.

C’est pourquoi je lance un appel solennel aux français pour leur dire que cette Europe qui s’est construite sans eux et sans les peuples d’Europe, ne pourra changer qu’avec eux !

L’abstention sans cesse annoncée est en fait souhaitée, voulue, organisée.

Je veux dire aux français que l’abstention n’est pas une fatalité, il y a des responsables à cette situation. Et en tout premier lieu ceux qui ont été désavoués au référendum de 2005 par le vote majoritaire des français contre le Traité Constitutionnel. Du PS à l’UMP en passant par les VERTS et le MODEM, ils ont défendu et défendent encore l’Europe Libérale et leurs Traités. Depuis leur défaite en 2005, ils ont organisé le déni de démocratie et ont sciemment contourné la souveraineté du suffrage universel. Ils ne vous ont pas respecté.

Ce « NON », était un « NON » ouvrier, un « NON » des quartiers populaires. Un « NON » à l’Europe libérale. De Nicolas Sarkozy à Martine Aubry, ils craignent votre mobilisation électorale. Ils préfèrent que vous restiez chez vous. Ils ont organisé le silence sur l’élection du 07 juin et confisqué le nécessaire débat démocratique.

Le résultat du vote va être regardé à la loupe à l'Elysée et au Medef. Ne pas aller voter c'est tout bénéfice pour Nicolas Sarkozy et les lobbys de Bruxelles.

Ne vous laissez pas voler votre colère et votre dignité. Les banquiers, le 16ème arrondissement de Paris et les grands actionnaires de Neuilly iront voter. Alors, vous aussi, allez y !

Les leaders politiques et les observateurs évoquent le désintérêt de la population pour la campagne, pourtant je peux vous dire que le « Front de Gauche », initié par le Parti Communiste Français, le Parti de Gauche et les unitaires du NPA, attire beaucoup de monde jour après jour.

Depuis 4 mois, je parcours toute la circonscription. L’accueil aux portes des entreprises est vraiment chaleureux. Particulièrement là où ont lieu des luttes sociales. Souvent, ce sont les principaux animateurs de ces luttes qui animent nos meetings. Et je ne parle pas de l’accueil extraordinaire qu’a eu le « Front de Gauche » dans les grandes mobilisations nationales, notamment le 19 Mars et le 1er Mai.

Un autre fait est remarquable : la convergence entre le monde du travail et les intellectuels : des chercheurs, médecins, psychologues, magistrats, des comédiens, des écrivains, des philosophes, des économistes…avec de très nombreux syndicalistes nous expriment un clair soutien.

L’UMP craint la colère des français. Il craint que cette colère s’exprime dans les urnes. C’est pourquoi il cherche une abstention populaire massive : ne leur faites pas ce cadeau.

Le Parti Socialiste, quant à lui, mène une campagne anti Sarkozy, mais il a adopté avec lui le traité de Lisbonne et voté, ensemble en 5 ans, 97 % des directives libérales européennes… Il ne cherche donc pas le débat et en plus il ment. 

Pire encore, comment ne pas s’interroger quand Martine Aubry, pourtant responsable d’une grande formation politique de gauche, incite, à grand renfort de moyens, à ne pas voter pour les autres listes de gauche au motif que ces voix ne serviraient à rien, arguant du fait qu’entre 8% et 10% il n’y aurait pas de députés pour ces listes,

C’est faux !

Personne ne peut prédire ce résultat et j’ai été élu en 2004 avec 6,80 % des voix !

En faisant du « Front de Gauche », dont l’effort unitaire a été très positivement accueilli, l’évènement politique du 07 juin, nous pouvons changer la donne dans la vie politique en général et dans la lutte pour transformer l’Europe en particulier.

Pendant les 5 prochaines années les députés vont voter des directives qui concernent notre vie quotidienne, tels que la protection sociale, les services publics, le temps de travail, l'énergie, les transports, l'école et l'université, l'agriculture ou la pêche... Face à la droite, il faut un grand nombre de députés du Front de gauche, qui ont fait la preuve de leur détermination  et de leur combativité au service du monde du travail et de leurs territoires.

J’ai confiance, trop de signes concordent pour que je n’y crois pas… J’y crois et les derniers jours comptent double !

Ensemble, allons voter !

Jacky HENIN

Député européen

Liste du Front de Gauche

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02 juin 2009

Construire du neuf.

La mondialisation, c’est-à-dire les possibilités nouvelles d’échanges, de coopérations, de compréhension mutuelle entre les peuples, devrait être une chance. Dominée par les puissances capitalistes, elle s’est aujourd’hui retournée contre les peuples. L’exigence d’une autre Union européenne, d’un autre monde est la tâche à laquelle la gauche au pouvoir devra se consacrer.

A. UNE EUROPE SOCIALE, DÉMOCRATIQUE, SOLIDAIRE, FÉMINISTE, ÉCOLOGIQUE, PACIFIQUE

Le non du peuple français le 29 mai au traité constitutionnel européen a été un rejet non pas de l’Europe, mais des politiques et des institutions libérales qui la plongent dans la crise. Il est un appel à une refondation démocratique et solidaire de l’Union européenne.

Pour l’affirmation d’un véritable modèle social européen, la France s’emploiera à rompre avec les politiques et les institutions libérales actuelles :

- Changement du rôle et des missions de la Banque centrale européenne, placée sous le contrôle du Parlement européen, pour favoriser la création d’emplois ; remplacement du pacte de stabilité par un pacte de progrès social pour l’emploi et la croissance.

- Suppression de toutes les directives de « libéralisation » et reconnaissance des services publics comme secteur spécifique ne pouvant pas être soumis aux règles de la concurrence.

- Nouvelles législations contre les délocalisations et le « dumping » social et fiscal, notamment liés à l’élargissement.

- Mobilisation des instruments financiers et politiques pour des politiques européennes industrielle, agricole, de recherche, de l’énergie répondant aux enjeux sociaux, environnementaux, de développement solidaire des pays membres.

- Mise de l’Union européenne hors AGCS (Accord Général sur le Commerce des Services).

- Adoption d’une Charte de l’environnement.

B. UN AUTRE MONDE

Des espaces nouveaux s’ouvrent à toutes les forces qui agissent pour un autre type de relations internationales, pour des alternatives à un libre-échange sans rivage. Le monde change, comme on le voit en Amérique latine.

La politique étrangère de la France devra être un pilier de cette construction d’un monde plus juste :

- Action pour confirmer le rôle de l’ONU, seule organisation universelle qui offre un cadre pour la sécurité internationale, le désarmement et le règlement des conflits.

- Réforme du FMI et de la Banque mondiale pour les dégager de la tutelle du dollar et des marchés financiers et leur définir des missions en faveur des besoins réels de développement.

- Réforme de l’OMC, intégrée au système des Nations unies, réorientée en faveur du progrès social.

- Engagement en faveur de l’annulation de la dette des pays du Sud.

- Lutte contre les paradis fiscaux.

- Mise en oeuvre de politiques multilatérales de lutte contre les pandémies, notamment l’accès aux traitements de toutes les populations de la planète.

- Actions pour la dissolution de l’OTAN, pour l’élimination des armes nucléaires et de destruction massive, pour une Conférence internationale sous l’égide de l’ONU pour la paix au Proche-Orient.

- Suppression du marché des droits à polluer et redéfinition des modes de production, de consommation et d’échanges pour préserver la planète.

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30 mai 2009

Lâche nous??? les baskets!!!!

Petit nom d'oiseau et affabulations cette semaine au menu du conseil municipal.
Petite vidéo d'initiation à la lâcheté.

Quant à l'héritage ....Il y'aura tant à dire le moment venu.

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27 mai 2009

Ils s'engagent avec le Front de Gauche

Des économistes s'engagent avec le Front de Gauche

Bruno Amable (Paris-I), Mathieu Béraud (Nancy-II), Anne Eydoux (Rennes-II), Florence Jany-Catrice (Lille-I), Thierry Kirat (CNRS), Jérôme Maucourant (Saint-Etienne), Jacques Mazier (Paris-XIII), Matthieu Montalban (Bordeaux-IV), Stefano Palombarini (Paris-VIII), Christophe Ramaux, Jacques Sapir (EHESS), Richard Sobel, Nadine Thévenot (Paris-I), Bruno Tinel, Franck Van de Velde (Lille-I)Ils sont 14 pour appeler les citoyens à "récuser le primat du marché" et à soutenir la démarche initiée au travers du Front de gauche


Le dirigisme libéral a échoué. Sortons-en !

Il revient aux citoyens de récuser le primat du marché Le marché permet-il le progrès économique et social ? Les tenants du libéralisme économique le pensent. D’autres estiment qu’il ne peut subvenir à une série de besoins sociaux (plein-emploi, réduction des inégalités, développement durable, etc.) et que l’intervention publique reste nécessaire. Le premier reproche que l’on peut faire aux traités européens est de trancher ce débat en amont, au lieu de se contenter d’établir un cadre institutionnel permettant aux citoyens de faire des choix.

M. Sarkozy s'enorgueillit d'avoir obtenu qu'avec le traité de Lisbonne, la libre concurrence ne figure plus dans les " objectifs " exposés à l'article 3 du traité de l'Union européenne, à l'inverse du projet de Constitution. Pourtant, un protocole, partie intégrante du traité, stipule que le " marché intérieur tel qu'il est défini à l'article 3 comprend un système garantissant que la concurrence est libre et non faussée ". De façon méthodique, le traité de Lisbonne organise donc la soumission de tous les instruments d'intervention publique aux principes du marché.

C'est le cas de la politique budgétaire et monétaire : elle doit être " conduite conformément au respect du principe d'une économie de marché ouverte où la concurrence est libre, favorisant une allocation efficace des ressources ". Même lorsqu'ils prêtent beaucoup de vertus aux mécanismes de marché, la plupart des économistes admettent que, dans bien des cas, la concurrence libre n'est pas possible et n'est donc pas en mesure de permettre cette " allocation efficace ".

Le débat sur l'opportunité, ou non, de mettre en oeuvre des protections commerciales concertées est d'emblée écarté, tandis que toute restriction aux mouvements de capitaux est " interdite ". De même, la politique industrielle est en grande partie empêchée, puisqu'elle doit être menée " conformément à un système de marchés ouverts et concurrentiels ", excluant " toute harmonisation des dispositions législatives et réglementaires des Etats membres ". Quant aux services publics, le postulat est clair : le privé est aussi compétent pour assumer des missions d'intérêt général. D'ailleurs, les traités se bornent à régler le sort des services d'intérêt économique général, qui doivent être ouverts à la concurrence. Les services publics non marchands n'y sont pas mentionnés.

La crise a deux principales sources : l'austérité salariale, qui a conduit à l'explosion de l'endettement privé, et la libéralisation financière, qui a transformé cette dette en bulle spéculative. Mais où sont les plans européens de réglementation drastique de la finance et de relance des salaires et des prestations sociales ?

Les traités sont aujourd'hui transgressés. Les déficits publics crèvent le plafond des 3 % du PIB, la dette publique celui des 60 % ; la Banque centrale européenne, avec beaucoup d'atermoiements, se résigne à intervenir sur les marchés financiers pour dénouer une crise que l'initiative privée ne parvient pas à surmonter ; des banques sont nationalisées, etc.

Ces transgressions peuvent servir de point d'appui pour un gouvernement qui serait soucieux de rompre avec le libéralisme : au nom de quoi seraient-elles acceptables pour sauver la banque et la finance, et non pour les domestiquer afin de satisfaire les besoins du plus grand nombre ? On ne peut pour autant soutenir que les traités ne sont que des tigres de papier. Juridiquement, ils s'imposent aux Etats membres.

Financière et économique, la crise est aussi sociale et écologique. Elle exige une redéfinition de la construction européenne. Pour ne citer que cet exemple, un vaste plan financé par l'emprunt en faveur du ferroviaire et de la rénovation thermique des bâtiments permettrait de concilier écologie et soutien à l'activité et à l'emploi. Mais les traités n'autorisent pas cette solution puisqu'ils interdisent à l'Union toute possibilité d'emprunt.

Les gouvernements utilisent depuis longtemps l'UE pour introduire des mesures qu'ils peuvent difficilement imposer directement faute d'assentiment populaire. C'est une première entorse à la démocratie. Il en est une autre aussi grave qui renvoie au jeu propre des institutions européennes. Au fil des décennies s'y est constituée une véritable bureaucratie pour qui le libéralisme économique est devenu une seconde langue. Sachant que le ralliement des gouvernements est potentiellement fragile, puisqu'ils sont soumis à la sanction des élections, elle leur impose le plus étroit des corsets. Cela explique la frénésie de détails des traités. Le libéralisme économique et le dirigisme politique font décidément bon ménage.

La crise ne peut être une méthode permanente de gouvernement. Mais il est des situations qui ne peuvent être débloquées que par des crises. La construction européenne relève clairement de ce cas de figure. Le " non " lors du référendum de mai 2005 a été une étape en ce sens. Malgré les menaces agitées, il ne s'est pas traduit par un cataclysme économique. Ce dernier est venu ensuite, et chacun s'accorde à dire qu'il vient du libéralisme... que les traités portent au pinacle. De même, un plan B était possible. Les gouvernements en ont trouvé un, à leur façon, avec le traité de Lisbonne, explicitement soutenu par les partis socialistes, et qui, loin d'être " simplifié ", reprend la quasi-totalité des dispositions de la Constitution.

C'est donc aux citoyens qu'il revient, à nouveau, de dire " stop ". Les élections européennes en offrent l'occasion. Les signataires de ce texte sont des économistes non libéraux, qui n'étaient membres ni du Parti communiste ni des courants du Parti socialiste ayant donné naissance au Parti de gauche.

Avec d'autres, ces partis ont lancé un Front de gauche afin de prolonger la dynamique unitaire du référendum. L'urgence qu'il y a à dessiner des alternatives au capitalisme libéral mérite mieux en effet que la défense de son pré carré. En gardant notre indépendance d'esprit, nous soutenons cette initiative.

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